CONDITION PHYSIQUE

Développer les fondamentaux

Les formes de base du mouvement (courir, sauter, tenir en équilibre, rouler, grimper, dancer, lancer, attraper, balancer, glisser, lutter) constituent le socle sur lequel reposent les différentes disciplines sportives. Plus la formation de base est variée et solide, plus l’enfant pourra progresser de manière optimale dans une discipline spécifique.

Les habiletés générales liées au mouvement sont la coordination, l’équilibre et l’agilité. La petite enfance et le début de l’enfance (2-10 ans) sont des périodes propices à l’entraînement de ces compétences, puisque le système nerveux central est en maturation à ce moment-là.

Ces éléments peuvent être entraînés dans des structures sportives, mais aussi lors d’activités récréatives spontanées avec vos enfants. Vous pouvez par exemple leur proposer de se positionner sur un élément d’équilibre (bosu, coussin) ou sur un pied et jouer à lancer/attraper un ballon. 

 

 

L’enfant naît endurant

Même si les performances en endurance sont plus faibles chez les enfants à cause de leur petite taille et d’une technique de course moins efficace, leur endurance est supérieure à celle des adultes non sportifs. Ceci est dû au fait que l’environnement musculaire chez les enfants est plus favorable à la production d’énergie aérobie (types de muscles, activité enzymatique aérobie, densité des mitochondries). Il apparait donc qu’il n’est pas utile d’entraîner les capacités d’endurance durant l’enfance.

Durant la puberté, cette capacité aérobie baisse. Il faut donc proposer des séances d’entraînement cardiovasculaire à cet âge, sous forme d’exercices continus à intensité modérée ou sous forme d’exercices intermittents à des intensités plus élevées.

Si l’adolescent entraîne son potentiel aérobie et sa capacité de récupération au bon moment, durant la maturation du système cardiovasculaire, il la préservera durant toute sa vie.

Le travail de force chez les enfants

Les enfants ne présentent pas d’hypertrophie musculaire avec l’entraînement de force, car leur niveau de testostérone augmente peu. Il y a cependant un intéret à proposer ce type de travail, car il améliore l’innervation intramusculaire. C’est à dire que les unités motrices sont mieux recrutées et se synchronisent mieux, induisant ainsi un gain de force. Les programmes d’entraînement de la force doivent cependant être proposés par des professionnels qualifiés.

Le gainage

Le gainage est un élément important à travailler au cours de la croissance. Il permet de renforcer les muscles abdominaux et dorsaux profonds et participe au maintien et à la protection de la colonne vertébrale. Il favorise l’alignement corporel et une bonne posture, ceci dans la vie de tous les jours, mais également dans les situations de lancers, de frappes de balle ou de déplacements rapides.

Vous pouvez proposer à vos enfants des jeux qui travaillent la force de manière ludique est sans risque (tunnel, équilibres sur ballon, brouette, grimper etc…)

Est-ce que les enfants doivent s’étirer?

Les étirements doivent être systématiquement intégrés à l’entraînement des enfants. En effet, au moment de leur phase de poussée de croissance, l’os s’allonge avant le muscle, ce qui provoque de la raideur musculo-tendineuse et des forces de traction au niveau des zones d’insertion des tendons sur les os. D’où les douleurs dont se plaignent parfois nos enfants.

Les étirements aident la masse musculaire à suivre la croissance du squelette.

Ces étirements aident également à prévenir les blessures de surcharge (ostéochondroses) et les déséquilibres qui peuvent survenir en cas de pratique intensive (antéversion du bassin, flexum du genou ou hyperlordose lombaire…)

Il est important d’éviter d’atteindre les seuils de douleur lors des étirements prolongés et d’améliorer en parallèle la force et l’équilibre des forces autour des articulations.

Informations et extraits: “Préparation physique du jeune sportif” (éd. 2018 Sébastien Ratel)